La Bourgogne



Terre de Spiritualité

La Bourgogne du Sud.

Aujourd’hui l’une des 22 Régions administratives de France dont elle couvre 5% du territoire, la Bourgogne regroupe les départements de l’Yonne, de la Nièvre, de la Côte-d’Or et de la Saône-et-Loire. Ces deux derniers forment la « Basse Bourgogne. » Largement arrosée par la Saône et la Loire, la Basse Bourgogne compose une des palettes infinies de ces paysages bourguignons, dont les prés du Charolais et les vignes du Mâconnais et du Beaujolais composent l’élément méridional. Le Charolais, aux abord du massif du Morvan, conjugue collines et plateaux dont les prés marneux favorisent l’embouche des boeufs de race blanche dont on ne cesse de compter les troupeaux depuis les routes qui traversent le pays. Rappelons que cette terre est très favorable à l’élevage du boeuf charolais, race appréciée par les connaisseurs et qui contribue à la renommée de cette région. Le Mâconnais et le Beaujolais prolongent la terre vinicole des « côtes » du Val de Saône et étendent peu à peu leurs sarments sur les côteaux ouest des monts qui couvrent la région. Les champs de vignes s’harmonisent aux nombreux pâturages de l’arrière-pays, ponctués de maisons aux tuiles déjà méditerranéennes, imprégnant cette terre d’une apaisante douceur qui en constitue le charme, l’attrait et la sagesse.

 

La fondation de Cluny

 

Pour se dégager de l’emprise du système féodal, le renouveau monastique naît à Cluny en 910, directement sous la responsabilité du Pape. Libre des influences seigneuriales, les moines reviennent à l’esprit de la Règle de Saint Benoît, et sont rapidement sollicités pour de nouvelles fondations dans l’Europe entière. Paray-le-Monial sera l’une d’entre elles. Les moines bénédictins de Cluny y fondent un prieuré sur les rives de la Bourbince.

 

Terre de spiritualité

On ne compte plus les abbayes et prieurés, ses églises et ses clochers ponctuant le paysage de la Saône-et-Loire. Ceux-ci nous ouvrent au labeur des moines qui ont forgé cette terre. La vocation mondiale de la Bourgogne trouve l’un de ses appuis les plus significatifs dans l’oeuvre monastique du Moyen-Age. Cluny en est le premier foyer spirituel, culturel et politique : plus de 10 000 moines vivront de sa règle dans 1450 maisons réparties dans toute l’Europe. Prière, étude et enseignement ont forgé les grands politiques de l’époque ; plusieurs papes en seront issus. Paray-le-Monial en est le fruit architectural le plus significatif.

 

Non loin de Paray-le-Monial, le clocher octogonal du prieuré d’Anzy-le-Duc invite les pélerins à franchir son seuil, gardé par le Christ en ascension, et à se laisser pénétrer de la lumière qui envahit son espace liturgique. Cette église fut le prototype de la Basilique de Vézelay. Aussi, les paroisses de Montceau-l’Etoile, de Marcigny ou de Semur-en-Brionnais disent bien les racines de cette terre. Sur ces innombrables églises devenues paroissiales, veille aujourd’hui l’évèque d’Autun, dont la Cathédrale, s’inspirant de Cluny et de Paray-le-Monial, arbore son célèbre tympan du Christ, au Jour de Jugement…