Bienheureux John-Henry Newman (1801-1890)

"Le coeur parle au Coeur"

« Mon Dieu, mon Sauveur, j'adore votre Cœur sacré ; car ce cœur est le siège de toutes vos plus tendres affections pour nous, pécheurs. Il est l'instrument et l'organe de votre amour ; Il a battu pour nous ; Il a soupiré d'un grand désir de notre amour ; Il a souffert douloureusement pour nous et pour notre salut. Le zèle l'enflamma, pour que la gloire de Dieu fût manifestée en nous et pour nous. Il est le canal par lequel votre affection humaine débordante est venue à nous ; par lequel est venue à nous toute votre divine charité. Toute votre incompréhensible compassion pour nous, comme Dieu et comme homme, comme notre Créateur, notre Rédempteur et notre Juge, est venue à nous et y vient toujours par ce Sacré Cœur en un fleuve aux courants mêlés inséparablement. O symbole très sacré et sacrement de l'amour divin et humain dans sa plénitude ! Vous m'avez sauvé par votre force divine et par votre affection humaine, et enfin par ce sang miraculeux dont Vous débordiez ». (Prière)

MESSE ET BÉATIFICATION
DU VÉNÉRABLE CARDINAL JOHN HENRY NEWMAN

La devise du Cardinal Newman, « Cor ad cor loquitur », ou «le cœur parle au Cœur» nous donne une indication sur la manière dont il comprenait la vie chrétienne: un appel à la sainteté, expérimenté comme le désir profond du cœur humain d’entrer dans une intime communion avec le Cœur de Dieu. Il nous rappelle que la fidélité à la prière nous transforme progressivement à la ressemblance de Dieu. Comme il l’écrivait dans l’un de ses nombreux et beaux sermons, «pour la pratique qui consiste à se tourner vers Dieu et le monde invisible en toute saison, en tout lieu, en toute situation d’urgence, la prière, donc, a ce qu’on peut appeler un effet naturel, en ce qu’elle élève et spiritualise l’âme. L’homme n’est plus ce qu’il était auparavant: progressivement, il s’est imprégné de tout un nouvel ensemble d’idées, il a assimilé de nouveaux principes» (Sermons paroissiaux, IV, p. 203, Le paradoxe chrétien, Cerf, 1986)