Saint Jean Paul II (1920-2005)

"Oui, Dieu purifie le coeur humain"

« Seigneur Jésus, Tu es notre Sauveur et notre Dieu ! Fais que notre regard ne se fixe jamais sur d'autre étoile que celle de l'Amour et de la Miséricorde qui brille sur ta poitrine. Que ton Cœur soit donc, ô notre Dieu, le phare lumineux de la foi, l'ancre de notre espérance, le secours toujours offert dans notre faiblesse, l'aurore merveilleuse d'une paix inébranlable, le soleil qui éclaire nos horizons. Jésus, nous nous confions sans réserve à ton Divin Cœur. Que ta grâce convertisse nos cœurs. Par ta miséricorde soutiens les familles, garde-les dans la fidélité de l'amour. Que ton Evangile dicte nos lois. Que tous les peuples et les nations de la terre se réfugient en ton Cœur très aimant et jouissent de la Paix que Tu offres au monde par la Source pure, d'amour et de charité, de ton Cœur très miséricordieux. Amen ». (Prière, 1994)

Cœur de Jésus, patient et d’une miséricorde infinie

Angélus de Saint Jean-Paul II

1. Cœur de Jésus, patient et d’une miséricorde infinie.
Aujourd’hui, à l’occasion de la prière de l’angélus, nous désirons, avec Marie, relire encore une fois l’Evangile ; dans un certain sens nous le relisons tout entier, et immédiatement. En lui est décrit le Cœur de Jésus, patient et d’une miséricorde infinie.
N’est-il pas ainsi le Cœur de Celui qui «passa en faisant le bien et en guérissant» tous ceux qui étaient tombés au pouvoir du diable (cf. Actes 10,38)? De Celui qui fit en sorte que les aveugles voient, les boiteux marchent, les morts ressuscitent? Que la bonne nouvelle soit annoncée aux pauvres (cf. Luc 7,22) ? N’est-il pas ainsi le Cœur de Jésus, qui n’avait pas Lui-même où reposer la tête, tandis que les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids (cf. Matthieu 8,20) ? N’est-il pas ainsi le Cœur de Jésus, qui défendit la femme adultère de la lapidation et lui dit ensuite: « Va, désormais ne pèche plus » (cf. Jean 8,3-10) ? N’est-il pas ainsi le Cœur de Celui qui fut appelé «ami des publicains et des pécheurs» (cf. Matthieu 11,19) ?
2. Regardons, avec Marie, l’intérieur de ce Cœur! relisons-le dans l’Évangile tout entier! Toutefois, relisons en particulier ce Cœur au moment de la crucifixion. Lorsqu’il a été transpercé par la lance, lorsque s’est révélé jusqu’au tréfonds le mystère qui s’y trouve inscrit.
Le Cœur patient, car il est ouvert à toutes les souffrances de l’homme. Le Cœur patient, car il est Lui-même disposé à accepter une souffrance au-delà de toute mesure humaine ! Le Cœur patient, car d’une miséricorde infinie !
Qu’est-ce en effet la miséricorde, sinon cette mesure toute particulière de l’amour qui s’exprime dans la souffrance? Qu’est-ce en effet la miséricorde, sinon cette mesure définitive de l’amour, qui s’abaisse jusqu’au cœur même du mal afin de le vaincre par le bien? Qu’est-ce, sinon l’amour qui triomphe sur le péché du monde à travers la souffrance et la mort ?
3. Mère, toi qui as regardé dans ce Cœur, étant présente au pied de la croix! Mère, qui, par la volonté de ce Cœur, es devenue la Mère de nous tous. Qui connaît comme toi le mystère du Cœur de Jésus à Bethléem, à Nazareth, au Calvaire? Qui comme toi sait qu’il est patient et d’une miséricorde infinie ? Qui comme toi en rend un témoignage incessant?